Ce samedi 08 février 2020, les lycées Jean Zay et Montdory ouvraient leurs portes sur leur univers. Accueil chaleureux avec café et croissants, présentation des programmes et visite guidée par les enseignants enthousiastes et passionnés. L’occasion de découvrir un des trésors de notre ville : la qualité et la richesse de son enseignement

(descriptifs recueillis sur Wikipédia)

Le lycée Montdory est un établissement scolaire français fondé en 1606 et situé à Thiers dans le Puy-de-Dôme. C’est un lycée général et technologique.

Le lycée est plus précisément situé dans la cité scolaire du Pontel et la partage avec le collège Antoine-Audembron.

Vue depuis l’internat du lycée.

Les origines les plus anciennes de l’établissement datent de 1606. À cette époque, le lycée était situé rue des Treilles à Thiers. Composé dès lors de personnels laïcs et payés par les élèves, ils se font remplacer ensuite vers le milieu du XVIIe s par les pères du Saint Sacrement sur décisions du conseil municipal.

Le lycée proche de l’ancienne sous-préfecture étant vétuste fut transféré dans l’ancien collège Audembron. Celui-ci, trop petit par rapport au nombre d’élèves grandissant fortement, déménagea dans les locaux actuels dans les années 1960.

Les locaux du lycée datent des années 1960. À sa construction, les toitures des bâtiments étaient des toits-terrasse. Le lycée, ayant subi des rénovations dans les années 85-90, des toitures à deux croupes ont été ajoutées avec des couvertures métalliques sur les murs extérieurs pour décorer le lycée. Ces ajouts sont toujours visibles de nos jours.

Le lycée Jean-Zay, est un établissement scolaire français fondé en 1933 et situé à Thiers, dans le Puy-de-Dôme. C’est un lycée général et technologique, accueillant des élèves de la seconde à la terminale, des étudiants en STS (section de techniciens supérieurs) ainsi que des élèves de CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles). Sa vocation première est de former aux métiers de l’industrie.

D’abord nommé École nationale de coutellerie, puis École nationale professionnelle (ENP), le lycée est, aujourd’hui encore, plus connu des Thiernois sous le diminutif de « la Nat ». C’est seulement en 1993, par décision du conseil Régional, que l’établissement prend le nom de Jean Zay.

L’École nationale de coutellerie accueille sa première promotion à la rentrée 1933. Son inauguration officielle a lieu en juillet 1934, en présence du Président de la République Albert Lebrun et du Ministre des Colonies Pierre Laval, qui, originaire de la région (Châteldon), a favorisé sa création. Les pouvoirs publics se montrent alors soucieux de promouvoir l’industrie locale et l’ouverture de l’établissement s’inscrit tout naturellement dans la tradition ouvrière de la ville. C’est alors la première école nationale professionnelle d’Auvergne.

La « Nat » après la Seconde Guerre mondiale.

La grande histoire ne tarde pas à s’inviter dans les murs de « la nat ». Après la déclaration de la guerre, les Écoles nationales professionnelles de Metz, Nancy et Épinal, située en zone des armées sont fermées et leurs élèves sont accueillis par l’établissement thiernois dans des conditions d’autant plus précaires qu’une bonne partie du personnel est mobilisée. Michel Bloch, professeur d’histoire, révoqué à la suite de la promulgation du statut des Juifs par le régime de Vichy en octobre 1940, s’engage dans la résistance,. Son remplaçant Charles Hainchelin participera à la direction locale des FTP et sera mortellement blessé lors des combats pour la libération de la ville du 25 août 1944. Le 16 janvier 1947, une plaque est apposée dans le lycée en hommage aux 10 élèves et aux 4 membres du personnel morts en déportation ou tués au combat pour la libération de la France.

En 1946, un laboratoire est créé pour tester les métaux. En 1965, l’« école nationale professionnelle » devient « Lycée Technique d’État » (LTE). Les formations proposées vont du CAP aux préparations pour les grandes écoles comme les Arts et Métiers ou Normal Sup Cachan. L’établissement suit l’évolution des besoins de l’industrie thiernoise mais aussi l’évolution de la société et en 1968, il connaît une petite révolution en accueillant ses premières lycéennes.

Le lycée est entièrement rénové par le Conseil régional d’Auvergne entre 1992 et 2000. En 2013 le Conseil régional d’Auvergne fait rénover les menuiseries du lycée.

Depuis 2010, le lycée accueille en partenariat avec le Conseil régional d’Auvergne, la Direction régionale des Affaires culturelles et le centre d’art contemporain Le Creux de l’enfer des plasticiens en résidence (Olivier Petiteau en 2010, Eva Taulois en 2011, Sébastien Gouju en 2012, puis Julien Grossmann en 2013). Les artistes bénéficient du savoir-faire et des capacités de production de l’établissement et les élèves peuvent appréhender le processus de création et de mise en forme d’une œuvre d’art. Depuis une dizaine d’années, une exposition est aussi organisée par le fonds régional d’art contemporain dans le cadre du programme « L’art au lycée ».

Également, la culture est un axe primordial du projet d’établissement. Ainsi, en parallèle à la résidence d’artiste, un atelier culture-design est encadré par un professeur, le lycée organise un ciné-club (projet national « Ciné lycée ») et participe au projet « Lycéens au cinéma ».

À la fois proche de la montagne du Livradois Forez et de la plaine de la Limagne, le lycée ne passe pas inaperçu avec son architecture des années 1930 et sa couleur blanche. Surplombant la ville, il est cher au cœur des Thiernois. « la Nat » irrigue le terroir industriel qui l’entoure. Il est vrai que l’industrie a toujours été présente qu’elle soit restée aux mains des artisans ou qu’elle soit ouverte vers des marchés plus vastes. De plus, le lycée comme la ville s’ouvrent à d’autres perspectives mariant la technologie aux savoirs et aux arts.

Le lycée se situe rue Jean-Zay (rue qui lui a donné son nom), à proximité de l’axe qui relie Thiers à Vichy. L’établissement était au moment de sa construction relativement à l’écart de la ville. Depuis les années soixante de nombreuses résidences pavillonnaires ont été construites à ses abords. À quelques minutes à pied se trouve la cité scolaire du Pontel qui regroupe le lycée d’enseignement général et le collège de la ville.
Situé dans la partie basse de la ville, le lycée Professionnel Germaine-Tillon complète l’offre de formation pour les métiers de l’industrie.

D’après un professeur du lycée travaillant dans celui-ci depuis de nombreuses années, le lycée aurait une superficie de 8 000m2 au sol. Au total, le lycée ferait plus de 25 000m2 sur plusieurs niveaux.

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